Les Ludopathes nantais

Cycle coopératif : acte 2

Parlons-en ...   -   par Emmanuel   -   5 Messages   -   1073 Vues

Seconde soirée de jeux coopératifs, cette fois-ci plus officielle (avec annonce sur le forum et tout le toutim). C’est au tour de Laurent de nous présenter quelques uns des jeux sa ludothèque : Ghost Stories et Hanabi.

Ghost Stories : les fantômes attaquent

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De quoi ça cause ?

Ghost Stories est un jeu d’Antoine Bauza. Les joueurs doivent protéger un village (9 tuiles disposées en carré) de l’attaque de vilains fantômes. Ceux-ci vont apparaître avant chaque action d’un joueur. En se disposant autour du village, ils devront faire face aux attaques des moines taoïstes que les joueurs incarnent.
En effet, à coups de dés ou de jetons tao, les moines vont tenter d’égaler ou surpasser la force des fantômes. Mais les ectoplasmes recèlent plus d’un tour dans leur sac. Certains nous empêchent d’utiliser les dés ou bien nous dépossèdent de nos pouvoirs. Pire, certains sont des « hanteurs ». Ils avancent vers le village et hantent une de ses tuiles, la rendant indisponible. Au bout d’un certain nombre de tuiles hantées, la partie est perdue.

De la technique ou de la probabilité ?

Comme on peut le penser, on jette beaucoup de dés dans Ghost Stories. Mais ce n’est pourtant pas un jeu de chance car, statistiquement, il est impossible de combattre les fantômes en ne faisant confiance qu’à sa bonne étoile. C’est pourquoi tout le sel du jeu consiste à aller attaquer les fantômes en étant sûr de les tuer du premier coup. Un jet de dé loupé peut être encaissé par l’équipe, deux de suite font assez mal, à partir de trois « ça chauffe vraiment les fesses ». Il faut donc que les joueurs accumulent le plus possible de jetons tao (sorte de joker du dé) pour ne parier au maximum que sur un dé sur les trois lancés (un dé étant une chance sur trois de réussite).

Le village a-t-il survécu ?

Ghost storiesPas de suspense : on s’est fait défoncer. Nous nous étions pourtant débarrassés de pas mal de fantômes autour du village, et nous attendions le Wu Feng (gros fantôme final, à détruire pour gagner la partie) avec une certaine sérénité.
Mais il a fallu que Florent lance le « dé malédiction », une chance sur trente six de perdre (je vous passe les détails), et nous sommes tombés dessus... quand je vous disais qu’il ne faut pas faire confiance à sa bonne étoile.

Hanabi : après les fantômes chinois, les feux d’artifice japonais

Qu’est-ce qu’il faut faire ?

Dans Hanabi, les joueurs doivent poser les cartes de leur main sur la table pour reconstituer un feu d’artifice. Pour ce faire, on doit réunir les cartes par leur couleur, au nombre de cinq, tout en respectant l’ordre de celle-ci : un trois vert doit recouvrir un deux vert. Enfantin.

Trop facile, ma grand-mère y arriverait.

HanabiL’ennui, c’est que les joueurs ne voient pas leur main parce que les cartes sont tenues à l’envers. Par contre, ils peuvent voir toutes les cartes de leurs coéquipiers et leur donner des indices sur celles-ci. Mais attention, pas n’importe quel genre d’information !
On ne peut dire que : « Tu as un quatre, ici et là » ou bien « Tu as du vert, ici, là et là ». Contrainte supplémentaire, on doit désigner toutes les cartes qui correspondent à notre indice. Pas question ainsi de ne désigner que le 1 qui doit être posé alors que trois autres 1 sont présents dans la main. Là, ta grand-mère, elle a décroché et préfère jouer à l’aluette (quitte à donner des indices).

Résultat

Eh bien le trio d’artificiers composé de Laurent, Patrick et votre serviteur a réussi une performance classée à 19 sur 25. C’est à dire « bien, mais pas top ». Mais l’essentiel est dans la satisfaction de faire comprendre ce qu’il faut jouer en ne donnant que quelques indications. Les joueurs qui se connaissent bien joueront de mieux en mieux, car ce jeu nécessite une certaine complicité et surtout de la bonne humeur.

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